Accueil > Musique > Coup de coeur : Jlin

Coup de coeur : Jlin

Auteur de l'articleEmmanuelle

Publié le samedi 31 mars 2018


Votre avis sur ce document

Jlin - Black origami
(Planet Mu 2017)

Jerrylin Patton aka Jlin a sorti en 2017 son deuxième album, Black origami après le très remarqué Black energy paru en 2015.

Originaire de l’Indiana, cette jeune américaine Dj et productrice réaffirme ici son talent dans le genre électronique récent du footwork issu de l’acid deep et de la ghetto house.
La riche scène musicale de Chicago a vu naître dans les années 90 des sous-genres issus de la house créée quelques années plus tôt. Parmi ceux-ci , on découvre le footwork, au départ nommé juke, sorte de musique à danser, tout en déhanchés rapides et élastiques.

En Grande Bretagne le patron du label Planet Mu, féru de ce style depuis 2009, lance en Europe des albums issus du footwork, dont les deux albums de Jlin. Cette artiste de 29 ans utilise avec finesse les sons répétitifs (instrumental/voix) et les boucles de percussions syncopées.

Marquée par ses voyages en Afrique et en Inde, elle intègre des influences de musique tribale à ses compositions comme dans le titre Holy Child par exemple. Les morceaux s’enchaînent subtilement en développant toutes les facettes de son univers sonore.

Black origami fait partie de ces albums où l’on n’entre pas « comme dans un moulin ». Il nécessite plusieurs écoutes qui permettent de découvrir au fur et à mesure des mélodies non perceptibles à la première écoute.

Jerrylinn Patton explique qu’elle est tombée dans la marmite du footwork dès l’âge de quatre ans. Depuis, elle n’a de cesse de promouvoir et de poursuivre son cheminement musical dans cette musique issue de la grande famille de la house. Le titre de son album n’est pas choisi au hasard, il reflète le travail qui y est fourni : « La création musicale m’évoque beaucoup l’art de l’origami, comme si je remplaçais la feuille de papier par du son. Je le tords, je le plie, puis je le modèle en des pièces musicales complexes, au point qu’elles sonnent comme une musique impossible. »

Entre aspirations futuristes et musique populaire toujours bien ancrée dans le tissu culturel afro-américain, Jlin continue ses recherches musicales et n’hésite pas à collaborer avec des artistes issus d’autres univers musicaux pour offrir à la dance music une dimension riche et complexe, toujours plus innovante.

Jlin
Holy child

Répondre à cet article


Médiathèque Maupassant, 64 rue Édouard Vaillant, Bezons. Tél : 01 79 87 64 00 | Contact | Mentions légales |  RSS