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Le linguiste était presque parfait

Auteur : David Carkeet

Auteur de l'articleJean-Pascal

Publié le samedi 22 juillet 2017


Le crime était presque parfait

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Jeremy Cook est linguiste au sein d’un institut dont la vocation est l’étude de l’acquisition du langage des nourrissons et des jeunes enfants. Un sujet intéressant mais pas indispensable au développement et aux apprentissages des cobayes, pardon, des enfants qu’on leur confie.

Ce qui n’empêche pas les chercheurs de cet institut de prendre leur travail au sérieux, ce qui est tout à leur honneur, mais aussi de se prendre eux-mêmes très au sérieux. Ils ont tous une opinion plutôt haute d’eux-mêmes et un avis tranché quant aux capacités et au caractère de leurs collègues, avec des critères pas toujours scientifiques ! Néanmoins, tout irait globalement pour le mieux au sein de cette petite communauté si leur directeur n’était pas aussi exigeant et intransigeant...

C’est donc avec déplaisir que Jeremy surprend une conversation où l’on donne de lui une image peu valorisante. Et ce d’autant plus qu’il était accompagné d’un journaliste à qui il faisait visiter l’institut et qu’il est très attaché à donner de lui une image flatteuse, surtout auprès de la gente féminine...

Mais cette petite atteinte à son orgueil va passer au second plan lorsque peu de temps après l’un d’eux est retrouvé mort, assis sur le siège du bureau de Jeremy. De fait, il se sent concerné au premier chef par la résolution de l’énigme. Ce d’autant plus que la veille, alors qu’il était resté tardivement pour terminer un travail urgent, il avait entendu à l’extérieur un bruit d’accident de voiture, sans comprendre ce qu’il s’est exactement passé. Assez rapidement, il paraît évident que le meurtrier, qui a commis quelques erreurs – chacun son métier -, ne peut être qu’un membre du personnel et que cet accident a un rapport avec le meurtre. Plus obscur est le mobile du crime.

Quoi qu’il en soit, le lieutenant Leaf est chargé de trouver le coupable. Voilà un homme direct, qui n’hésite pas à dire à cette petite équipe ce qu’il pense des « intellectuels », qui leur fait comprendre qu’ils sont tous potentiellement coupables et ne compte pas sur leurs brillantes déductions pour avancer dans l’enquête. Pour autant, ne croyez pas que cet homme bourru ne soit pas compétent dans son domaine – chacun son métier -...

Et il importe de faire au plus vite car rien n’empêche de penser qu’il n’y aura de nouvelles victimes… Et de fait, le journaliste ne réapparaîtra qu’au fond de la rivière qui coule – comme lui – à proximité de l’institut.

Cela ne décourage pas Jeremy qui tient à s’impliquer, ne serait-ce qu’en raison des affinités qu’il avait avec le collègue assassiné. Ce n’est que bien plus tard qu’il apprendra que sa méthode n’était pas la plus appropriée – chacun son métier -. Même si elle a donné des résultats.

Avant d’en arriver là, il apprendra à connaître un peu plus son ex-collègue, découvrira par l’intermédiaire de sa veuve les recherches annexes qui l’amenèrent à s’interroger sur rien moins que l’origine des conflits entre les hommes. Un sujet intéressant mais qui l’a manifestement conduit à rencontrer volontairement son futur assassin, sans savoir bien sûr que ce dernier en arriverait à de telles extrémités.

Mais tout est bien qui finit bien et Jeremy aura même le plaisir de savoir qui pouvait être à l’origine de cette appréciation si négative sur sa – petite - personne. Comme il le dit fort justement : « Mais bon sang, ce que les relations humaines sont compliquées ».

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