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Sparks

Auteur de l'articleEmmanuelle

Publié le mercredi 19 juillet 2017


Kimono on my house - 1974

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Paru en 1974 sous le label britannique Island Records, ce disque est le troisième album des Sparks, groupe américain créé par les deux frères Mael, Ron et Russell.

« Kimono in my house » est littéralement jouissif. Entre new wave et glam rock, chaque titre qui le compose est un tube à part entière. Le titre est un clin d’œil à « Come on-a my house » (« Viens à la maison »). La pochette est très emblématique de l’époque glam-rock avec deux japonaises affublées d’un kimono dans une posture grimaçante. Enregistré en Angleterre en compagnie d’un guitariste, d’un bassiste et d’un batteur embauchés sur place, cet album reflète les débuts de leur aventure européenne où ils connaîtront plus de succès que dans leur pays d’origine.

« This town ain’t big enough for both of us », premier morceau du disque, nous met tout de suite dans le ton de l’album.

Le deuxième titre, « Amateur hour » est une véritable pépite ou la voix du chanteur excelle en envolée lyrique et retenue, entre diva glam et chanteur pop rock .

On se souvient des premiers albums de Roxy Music, de certaines ritournelles des Rita Mistouko bien sûr, mêmes s’ils apparaissent plus tard sur la scène musicale. En 1988, les Sparks feront d’ailleurs un duo avec Catherine Ringer, « Singing in the shower ».

On est dans une pop flamboyante qui joue de ses débordements, de ses excès. Les mélodies rappellent certaines chansons de Nina Hagen (plutôt dasn ses registres schlager que punk rock), par exemple le troisième titre, « Falling in love with myself again », référence directe à la chanson allemande et au grand classique de Friedrich Hollaender interprété par Marlène Dietrich : « Falling in love again », repris plus tard par une autre diva pop et glam, Klaus Nomi. Le superbe morceau Equator, témoigne aussi de cette ambiance de cabaret berlinois par certains traits dans la mélodie et le phrasé du chanteur.

La voix haut perchée de Russell a influencé de nombreux artistes à commencer par le groupe Queen, groupe qui a d’ailleurs été en première partie d’un concert des Sparks... On y retrouve cette même virtuosité qui se combine harmonieusement à l’humour de la fratrie Mael.

Plus de 40 ans après la sortie de cet album, le son demeure tout aussi attrayant, les mélodies entraînantes et joyeuses que l’on retrouvera dans leur album suivant, Propaganda.

La pop dans toute sa splendeur et son extravagance assumée et maîtrisée.

Sparks
Amateur hour

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