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Bourbon street.1 Les Fantômes de Cornelius

Genre :  BD en couleur

Auteur : Philippe Charlot (texte) et Alexis Chabert (dessin)

Auteur de l'articleAlain

Publié le dimanche 20 novembre 2011


Quand la bande dessinée "swingue" sur la musique de "Satchmo".

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La Nouvelle-Orléans, 1997. Dans le "vieux carré", le quartier historique des musiciens de jazz, Alvin le guitariste, Oscar le batteur, et Daroll le contrebassiste passent le temps à regretter le bon vieux temps quand ils étaient de jeunes musiciens et jouaient ensemble à la belle époque du "swing".

Arrivés à l’âge où le poids des ans se fait sentir, ils n’acceptent pas de ne plus être dans le coup. Alvin voudrait bien convaincre les autres de reprendre le groupe qu’ils formaient avant et aussi retrouver Cornelius, leur trompettiste qui a disparu de la circulation depuis cinquante ans !

Ils finissent tout de même par le retrouver, ressassant son passé de musicien et son amour disparu, Angelina, une chanteuse de cabaret new yorkaise morte en 1948 qui illuminait les soirées musicales de la Nouvelle Orléans avant guerre.

Surtout, Cornelius arrive à percevoir sur sa tombe le fantôme du grand Louis Armstrong ! Ce dernier l’avait rencontré quand il n’était qu’un gamin de neuf ans et joué de sa trompette. Il lui parle et se confie à lui, vantant les mérites d’être mort et ses regrets aussi !

Voilà une histoire prometteuse, élégamment dessinée et mise en couleur (travail époustouflant sur les reflets apparaissant sur les cuivres et le pommeau de canne d’Alvin ainsi que la carrosserie de la voiture). Le visage de "Satchmo" est aussi criant de vérité et l’on entend sa trompette au fil de la lecture de cet album, premier d’un cycle de deux.

Cet album et le suivant constituent un hommage appuyé au jazz des années trente, au temps qui passe et puis à l’amour qui dure. C’est un récit touchant qui traite de la recherche du succès et nous fait deviner qu’il n’y a pas d’âge pour connaître la gloire (la référence étant le fameux "Buena Vista Social Club" et ses musiciens cubains septuagénaires qui ont attendu les années 90 pour connaître le succès).

P.-S.

A noter un superbe cahier graphique en fin d’album avec crayonnés d’études de personnages, de postures et expressions d’après photos.


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