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Je suis l’hiver

Auteur : Ricardo Romero

Auteur de l'articleJean-Pascal

Publié le mercredi 12 janvier 2022


De l’autre côté du miroir

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L’adjudant Pampa Asiain officie avec son collègue Parra dans la petite commune de Monge, très loin de la capitale, Buenos Aires. Un lieu tranquille, comme endormi, encore plus l’hiver.

Il joue de la guitare de son père mais n’éprouve pas de regrets de cet homme perdu pour lui, indifférent à son fils, aujourd’hui mort. Comme sa mère, qu’au contraire il n’oubliera pas.

C’est un homme à l’écoute de ses émotions, introverti, solitaire, rêveur, qui pense et se souvient. Souvent. Trop. « Il s’épie lui-même, se surveille et s’étonne que l’âme puisse être aussi immense. Qu’elle soit aussi noire et aussi vide, et de tout ce qu’elle peut contenir ».

Il part pour une mission de routine et sur place, plutôt que les braconniers attendus, aperçoit une jeune femme pendue. Calmement il l’observe mais forcément est impressionné : c’est la première fois qu’il voit un cadavre. Il la reconnaît : c’est la fille du quincaillier. Il pense à une mise en scène.

Etrangement, il ne fait rien de ce que l’on attend de lui en pareil cas. Comme d’habitude il patiente et observe, puis finit par partir. Mais il ne dit mot de cet évènement à son retour !

Avant d’être pendue, Gretel était une jeune femme sans histoires, qui a grandi entre satisfactions et déceptions amoureuses.

Pampa reprend sa surveillance. Il est persuadé que l’assassin va revenir de nuit, s’inquiéter finalement de ce corps qui reste là alors qu’il avait sans doute prévu de voir la police l’emmener. Sans que l’on sache d’ailleurs pourquoi puisque cela leur donnerait évidemment des indices supplémentaires. Eprouverait-il des remords ?

Une voiture arrive : en sort péniblement un géant maladroit. Orlosky découvre-t-il le corps ? Agenouillé, il pleure… Puis il le décroche et l’emporte !

Il a toujours été un garçon simple, méfiant, peureux et timide, qui voient les inconnus comme des gens guettant ses échecs. Sa taille lui permettait d’espérer une grande carrière dans le basket mais des douleurs permanentes en ont décidé autrement. C’était le début de la chute.

Pampa en déduit qu’il est l’assassin. Mais ce n’est qu’un pressentiment sans preuves, sans aveu. Rien d’objectif ne vient corroborer son intuition. Et sans cela, pas de condamnation possible. Et Orlosky n’a pas agi seul. C’est ce que Pampa comprendra en le suivant...


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