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L’Afrique de la forêt

Genre :  Chansons africaines pour enfants

Auteur : Rondes, comptines et berceuses des Soundi, Beembe, Mbeti, Mbochi

Publié le mercredi 15 avril 2009


Au rythme d’un village congolais, pour se bercer, jouer, danser au quotidien.

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A l’écoute de ce disque, nous plongeons dans l’atmosphère congolaise et dans l’univers des enfants entre Kinshasa et Brazzaville, pour se réveiller au petit matin de bonne humeur ou pour rêver à la tombée de la nuit.

Nos oreilles se bercent des différentes langues rencontrées (lingala, soundi, kongo, lari) et s’amusent des jeux d’onomatopées cadencées et parfois frappées des mains. Nous découvrons aussi, grâce à la traduction du livret, les animaux et figures qui marquent le quotidien de ces enfants, comme le crocodile, les petits poissons ou les oiseaux qui nous entraînent dans un univers aquatique (oui : même les oiseaux !), avec d’agréables glouglous d’eau, notamment pour chanter au bain des bébés.

Les berceuses se font parfois entraînantes, à se demander s’il s’agit bien d’accompagner le tout-petit vers le sommeil, ou bien si c’est un moment joyeux pour se jouer de la nuit. Mais elles s’adoucissent aussi à d’autres moments plus tendres de partage complice.

Et puis viennent les temps de danse avec les tambours endiablés et malicieux. Un jeu nous est même présenté pour alterner les moments poétiques et les récréations. Et l’on peut jouer encore avec les mots et les rythmes avec adresse, ainsi avec des formulettes pour compter de plus en plus vite.

Une voix masculine (Jean-Emile Biayenda) répond à une voix féminine (Yela), parfois mariées à des voix d’enfants (Ange-Marie et Nsayi), et l’on prête attention aux instruments de la région, sanza, djembé, udu, n’kouanga, tambour d’eau. Tous nous invitent à partager cet esprit de fête.

udu


Pour prolonger ce voyage musical et découvrir le monde des enfants congolais, une autre escapade virtuelle avec le Musée Royal d’Afrique Centrale de Tervuren en Belgique, qui nous propose de rencontrer quelques jeunes Congolais autour de Kani et de partager leurs activités, comme se fabriquer un ballon, se faire des tresses, suivre les animaux à la trace, mais aussi une petite friandise avec une chanson, Tshikòlolò, présentée avec son texte, sa traduction, une vidéo où une maman chante, et même sa partition pour s’initier aux rythmes africains.

Nous pouvons aussi retrouver ce disque sur le site du label, ArB Music, où trouver une recette de gâteau à la noix de coco (mmm...) et un dessin à colorier.


Dans cette même collection, vous pourrez aussi trouver à la médiathèque L’Afrique noire : Rondes, comptines et berceuses des Kabas, Malinkés, Peuls et Yorubas, où est recueillie une autre berceuse congolaise, "Yo-yo : Fais dodo". Et pour explorer davantage le monde des berceuses africaines, revenez toujours aux Comptines et berceuses du baobab, aux merveilleuses et chaleureuses illustrations d’Elodie Nouhen, toutes de rêve et de poésie. La Mouche qui a piqué Koto, un autre livre-CD de Frédérique Mousset, nous fait découvrir toute une variété de répertoires musicaux traditionnels africains, à travers l’histoire du petit Koto qui a été piqué par la mouche de l’ennui dans son village de la brousse.

On se replongera aussi dans la lecture du bel album de Dominique Mwankumi, artiste africain de Bruxelles, Les Petits Acrobates du fleuve, pour suivre ce groupe de petits Congolais débrouillards au fil de leurs aventures sur le fleuve Congo. Pour voguer au fil des contes de ce pays, Grégoire et Cyr Marc Koutekissa nous proposent des Contes et légendes du Congo, aux éditions Flies, spécialistes du recueil de contes des origines.

Les plus grands peuvent approfondir leur découverte du Congo avec deux documents d’histoire : 1959-1960 la Crise congolaise de Jacques Vanderlinden, et Congo : mythes et réalités de Jean Stengers.

Mais la musique africaine imprègne aussi les histoires, comme avec le fameux Zékéyé et la toute petite musique de Nathalie Dieterlé, au rythme du tam-tam pour appeler la pluie, ou bien encore La Batterie de Théophile, pour rejoindre les racines du jazz avec les animaux de la jungle. Ces animaux aussi jouent avec le rythme de la savane, tel que Le Petit Hippopotamtam d’Yves Pinguilly, avec les magnifiques peintures d’Alex Godard.



Ce rythme des tam-tams ne s’écoutent pas toujours de la même oreille, comme le dévoile la lecture d’Abou de Jeanne Failevic et Stéphane Girel, où le son cadencé peut rappeler une vie douloureuse marquée par la guerre et où il s’agit de se rapprivoiser avec la joie de la musique.

Bon voyage et dansez maintenant !


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