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Mon livre de haïkus

Auteur : Jean-Hugues Malineau & Janik Coat

Auteur de l'articleArnaud

Publié le mercredi 6 mars 2013



à (re)dire, à (re)lire et à (ré)inventer !

"Que n’ai-je un pinceau
Pour peindre les fleurs du prunier
Avec leur parfum !"

Shôha


Printemps. Enfin. L’heure est belle pour les promeneurs. Les parcs renaissent de leur neige. Les bourgeons s’éclatent, les arbres se transforment en bouquet. Au Japon, HANAMI : la contemplation des cerisiers en fleurs a sonné. En France, les cerisiers sont tout autant convoités et chéris. La fleuraison est courte, elle est à guetter jour après jour. La beauté des fleurs s’admire dans le calme mais dans la communion des admirateurs. Les commentaires se murmurent. La beauté est simple comme trois vers. Au Japon comme ici, il est bon de souffler quelques haïkus... et de faire voler quelques pétales blancs rosés !



"Tout autour de nous
Le monde n’est plus
que fleurs de cerisier"
Ryôkan


Pour écrire des haïkus, inspirons. Épuisons le monde qui nous entoure. Partons à la recherche des mots comme George Pérec dans "Tentative d’épuisement d’un lieu parisien" : lister, noircir le papier. Il faut trouver les mots qui nous manquent, les draper d’adjectifs qui les embellissent et ouvrir "Mon livre de haïkus" de Jean-Hugues Malineau et Janik Coat. Votre livre ou celui de la médiathèque qui vous amènera à acheter un petit carnet à remplir de pensées poétiques.


Printemps, été, automne, hiver. Des haïkus pour chaque saison. Des poèmes japonais, mais aussi français. Des poèmes d’adultes ou d’enfants. Des poèmes en trois vers : 5,7,5, partez ! [1]


Le haïku est une réduction du monde, un instantané qui nous dit toute l’émotion que l’on ressent devant cette nature qu’on oublie, ces petits détails de rien du tout, de rien du tout... L’essentiel qu’on ne voit plus à force de passer devant. Le poète est d’abord celui qui prend le temps de regarder autour de lui et de puiser la beauté dans l’infime et le commun. Pour le poète, le paradis est dans le détail.



Aller à l’essentiel pour partager l’émotion. La première partie du livre présente des haïkus de saison ou un bestiaire poétique. La seconde partie vous forme à cet art de la concision en 10 conseils judicieux...

1. Un petit carnet (vous choisirez la couleur qui sied à votre humeur poétique)

2. Lire et relire des haïkus (dans ce livre, vous êtes servis)

3. Trois vers brefs (oui, comme la série à succès...)

4. Tout ce que j’écris est vrai (car tout songe poétique serait mensonge)

5. Quoi dire ? (l’éternel problème de la page blanche et de l’inspiration en berne)

6. Des émotions modestes (rien ne sert d’attendre un ouragan pour écrire un haïku sur le déchaînement de la nature quand une grenouille saute dans un étang...)

7. Un état d’esprit de vacances (il faut être libre pour que l’esprit s’envole...)

8.Un appareil photographique extraordinaire (avec un zoom puissant permettant de capturer l’image, le son, le toucher, le parfum et... votre émotion)

9. Une écriture en travail (car 100 fois sur l’ouvrage...)

10. Proposez la lecture à un de vos proches ou à vos bibliothécaires... car au fond ce qui est beau dans la poésie est le partage des mots.



Vous êtes prêts ... Avant de vous lancer dans l’herbe pour puiser votre inspiration, jetez un coup d’oeil à l’article sur les contes en haïkus...
_

P.-S.

Tous droits réservés pour les illustrations : Janik Coat et la maison d’édition "Albin michel jeunesse"

Notes

[1à noter que le premier vers doit compter 5 pieds, le second 7 et le dernier 5, mais ce n’est pas une obligation absolue ; les plus grands maîtres se sont émancipés de cette règle !


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