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Neil Young : une autobiographie

Genre :  Biographie illustrée

Auteur : Neil Young

Auteur de l'articleAlain

Publié le mercredi 23 janvier 2013


"It’s better to burn out than to fade away" : Il vaut mieux s’enflammer que brûler à petit feu... "Hey, hey, my, my"(1979)

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"The Loner", le Solitaire, comme il est surnommé par ses fans, d’après le titre d’une de ses premières chansons, vient de publier ses mémoires. A 65 ans il s’est décidé après d’autres grands noms de la "rock music" (Bob Dylan entre autres).

Nul besoin d’être fan ou de connaître tous ses disques pour apprécier et dévorer en un week-end ce pavé de 500 pages qui traite de 45 ans de la vie d’un homme.

Né au Canada, à Omenee dans l’Ontario en 1945, fils d’un écrivain et journaliste célèbre, il commence à jouer de la guitare au sein du groupe The Squires en 1965 puis intègre le groupe de l’américain Steven Stills l’éphémère Buffalo Springfield à partir de 1966. En 1968 il entame une carrière solo et réalise son premier album folk-rock simplement appelé "Neil Young" que je vous recommande chaudement si vous ne connaissez pas l’artiste. Ce disque est un bijou de délicatesse grâce principalement à des ballades tendres et tristes bénéficiant d’une excellente rythmique franchement rock et portées par une voix haut perchée inimitable et chaleureuse.

L’année suivante il se joint au trio Crosby, Stills and Nash (qui devient donc le quatuor Crosby, Stills, Nash and Young). Les quatre hommes se produiront pour la première fois au Festival de Woodstock et réaliseront deux disques ensemble dominés par des harmonies vocales dignes des Beatles ou de Simon et Garfunkel, unanimement salués par la critique et le public.

Ce livre nous fait découvrir les multiples facettes de cet artiste : le musicien vivant pour la scène, le compositeur de chansons, le collectionneur de "belles américaines" des années 50, de trains miniatures et aussi le cinéaste, le navigateur, le rénovateur de vieilles maisons, etc.

Mais surtout il nous fait connaître et apprécier un homme attachant, surprenant, un amoureux de la vie et des êtres humains tout simplement.

L’originalité du récit, c’est qu’il ne suit pas un ordre chronologique. Neil Young jette ses souvenirs et ses émotions sur le papier tels quels. C’est là qu’il touche le lecteur en évoquant pêle-mêle l’achat d’une voiture ancienne qu’il va retaper, son projet de dispositif destiné à retrouver le son originel capté en studio et le reproduire de la façon la plus pure. Il nous parle aussi longuement de ses nombreuses séances d’enregistrement, de ses amours, des naissances de ses deux fils et de leurs maladies et puis surtout il évoque les nombreux amis dont certains ont été emportés par la drogue (Danny Whitten, le guitariste de son groupe "Crazy Horse")

On ressent à la lecture de ces mémoires une vérité humaine car Neil Young se livre sans arrière-pensée, porté par une honnêteté rare dans le milieu de la musique rock nord-américaine.

Livre fascinant de 500 pages montrant un homme libre qui ne veut dépendre de personne, qui a mené une vie riche et bien remplie et qui a surtout apporté beaucoup à la musique folk-rock depuis près d’un demi-siècle. Moi qui l’ai vu une fois sur scène, je vous assure que c’est un grand bonhomme.

P.-S.

Vous trouverez les albums suivants de Neil Young à la Discothèque de la Médiathèque, 6 allée des Tournesols au rayon "variétés internationales" à la cote 2YOU60 : Neil Young, After the gold rush, On the beach, Tonight’s the night, Rust never sleep, Harvest, Harvest moon, Freedom, Are you passionate ?, Dead man (musique de film, cote 520, Chrome dreams II, Live at Massy Hall (CD + DVD), Live in Chicago 1992 (DVD) et Déja vu (Crosby, Stills, Nash and Young.


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