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Dans mes yeux/La boucherie

Genre :  bulles sentimentales

Auteur : Bastien Vives

Auteur de l'articleArnaud

Publié le dimanche 19 avril 2009


Sa plus belle histoire d’amour, c’est NOUS !

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Pour brosser une nouvelle fois le portrait de nos petites séductions et autres relations intimes, Bastien Vives a choisi de nous crayonner en couleurs sur deux Bandes dessinées : "Dans mes yeux" et "la boucherie". L’abandon de la palette graphique et des fonds aquatiques du "goût du chlore" offre à son auteur l’occasion de renouveler son style en lui donnant l’apparence de la simplicité... L’apparence, seulement ; l’habileté du trait répondant parfaitement à la justesse du propos.

Bastien Vives connait les désirs, les attentes, les failles, les petites faiblesses, les grandes joies, les moments suspendus des premiers instants amoureux, l’alchimie d’une rencontre, les regards échangés, les silences lourds de sens, cette voltige des sens et le doute...

En fin observateur de la chose amoureuse, Bastien Vives guette en deux temps les gestes qui font et défont l’amour.

Premier mouvement : "Dans mes yeux"

Voici une aventure dont vous êtes le héros. Vous voilà dans une bibliothèque universitaire en face d’ une jeune fille que vous observez avec intensité jusqu’à ce qu’elle lève les yeux de son livre... C’est bien vous qui la regardez. A l’instar de la caméra subjective du film "la femme défendue" de Philippe Harel, le crayon fait de vous un héros moderne et conquérant. Un héros muet dont on devine les paroles. De fil en aiguilles, des liens se nouent entre cette jeune fille et vous. La suite est évidemment à lire et à vivre. Un sentiment de déjà vécu peut s’insinuer dans les pages, vous faire même sourire et pourquoi pas vous émouvoir.

Second mouvement : "la boucherie"

... ou quand les ennuis commencent. Bastien Vives n’a pas oublié non plus les lendemains qui déchantent, les sanglots nocturnes inexpliqués, les mots qui manquent quand "tout est dit" et "les jeux sont faits". Dans la boucherie, le personnage masculin apparaît, les méprises aussi. Entre deux scènes du quotidien, des moments atypiques illustrent le déclin : saut en parachute dangereux, violence injustifiée... On se renvoie même la balle lors d’une partie de Ping Pong ! Cette "boucherie"est aussi un ballet des corps et des sentiments.

En deux mouvements, Bastien Vives vous fait entrer dans cette petite musique des sentiments et nous rappelle son universalité. C’est rare et plutôt beau.
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1 Message

  • Dans mes yeux/La boucherie 22 avril 2009 16:49, par AL1

    Je viens juste de terminer la lecture (ou plutôt le survol visuel) de "dans mes yeux" et j’ai dû y passer huit minutes et des poussières. Premier constat : c’est vite lu ! forcément, il ne se passe rien ! les dialogues sont creux, le personnage féminin est sensé être étudiante en lettres mais elle a un vocabulaire niveau CM2, d’ailleurs elle l’avoue elle-même : "je me sens tellement nulle", "j’ai rien à dire" !. J’ai horreur de cette BD actuelle prétentieuse qui se veut novatrice en employant une absence de narration,alors que franchement, c’est d’un ennui ! Je n’arrive pas à comprendre pourquoi un auteur de BD visiblement doué pour le dessin ne réussit pas à nous captiver avec une histoire solidement bâtie.(ou alors il n’a qu’à trouver un bon scénariste ! Car un bon graphisme ne suffit pas à faire un bon album


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